ACA PROJECT x STRATA – 6 ARTISTS FOR THE ENVIRONMENT

In celebration of Asian artists dedicated to the plight of environment preservation, we have collaborated with STRATA, an online platform promoting art committed to environmental causes, to collate a selection of artworks and artistic projects.

Pour célébrer les artistes engagés pour la protection de l’environnement, nous avons collaboré avec STRATA, une plateforme en ligne consacrée à l’art environnemental, pour réunir une sélection de six artistes asiatiques dont tout ou partie de leur travail est dédié à cette cause.

Maskbook, 2015-present, courtesy Wen Fang + Art of Change 21

WEN FANG

« Maskbook » is an international, participatory artistic project created by Chinese artist Wen Fang along with the association Art of Change 21. ⠀
The project started in 2015, on the occasion of COP 21 to raise awareness of the link between the environment and our health, using the protective mask as a symbol. ⠀
Now, in 2020, the Covid-19 pandemic is exposing this link on an unprecedented scale and extended the project using the hashtag #maskbookcovid19.⠀
On maskbook.org there are now more than 2,500 masked portraits of participants from over 40 countries around the world. Each mask is a personal creation, made from recycled materials or digitally and communicates its creator’s message in the face of the environmental crisis.⠀

« Maskbook » est un projet artistique participatif d’échelle internationale, créé par l’artiste chinoise Wen Fang et l’association Art of Change 21 à l’occasion de la COP21 en 2015.⠀
Maskbook vise à sensibiliser le grand public aux grands enjeux reliant la santé et l’environnement. L’image potentiellement anxiogène du masque de protection est renversée pour devenir une expression d’optimisme et d’engagement.⠀
Maskbook.org rassemble pas moins de 2500 portraits masqués de participants venant de plus de 40 pays à travers le monde. Chaque masque est une création personnelle, faite à partir d’objets de récupération ou de manière digitale, et incarne le message de son créateur face à la crise environnementale
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Courtesy Cai Guo-Qiang studio

CAI GUO-QIANG

Cai Guo-Qiang (born in 1957 in China) uses gunpowder to create « explosion events » : an impressive form of fireworks spectacle, which symbolises nature, culture, life, and death. « Elegy: Explosion Event for the Opening of Cai Guo-Qiang: The Ninth Wave » took place on August 8, 2014 on the Huangpu River by the @powerstationofart museum in Shanghai. Conceived in three chapters – Elegy, Remembrance and Consolation – this « explosion event » projects an image of nature in decline.⠀
“I first pretended that nature was a person. In Chinese culture and poetry, nature, plants and animals are often represented as people. (…) It’s an anthropomorphic representation of nature, expressing how nature is in the process of dying or has been injured.”⠀⠀

Cai Guo-Qiang (né en 1957 en Chine) utilise la poudre à canon pour créer des « événements d’explosion »: une forme impressionnante de feux d’artifice, qui symbolise la nature, la culture, la vie et la mort. « Elegy: Explosion Event for the Opening of Cai Guo-Qiang: The Ninth Wave » s’est déroulé le 8 août 2014 sur le fleuve Huangpu près du musée Power Station of Art à Shanghai. Conçu en trois chapitres – Élégie, Souvenir et Consolation – cet « événement d’explosion » représente le déclin de la nature. ⠀
« J’ai d’abord prétendu que la nature était un être humain. Dans la culture et la poésie chinoises, la nature, les plantes et les animaux sont souvent représentés comme des êtres humains. (…) C’est une représentation anthropomorphe de la nature, qui exprime comment la nature est en train de mourir ou a été blessée. »

Yao Lu, Ancient Springtime Fey, 2006

YAO LU

Yao Lu (b. 1967) is a Chinese artist using photomontage to comment on the dramatic consequences of China’s rapid urbanisation. The composition and framing of his landscapes are evocative of the classical Chinese aesthetic style of painting. A closer look quickly unmasks the peaceful and harmonious atmosphere that come from these seemingly natural environments, revealing desolate landscapes made of ruins and rubbish mountains. ⠀
« I want the world to be able to make a benign transformation. People must protect the environment. This work implies that the world should become more and more harmonious. »

L’artiste chinois Yao Lu (né en 1967) utilise la technique du photomontage pour évoquer les conséquences dramatiques de l’urbanisation rapide de la Chine. La composition et l’encadrement de ses paysages sont non sans rappeler l’esthétique de la peinture chinoise traditionnelle. En les observant de plus près, ces apparents environnements naturels à la paisible et harmonieuse atmosphère, laissent place à des paysages désolés faits de décombres et de montagnes de déchets.⠀
« J’aimerais que le monde soit capable d’une transformation bénigne. Les populations doivent protéger l’environnement. Ce travail laisse entendre que le monde doit devenir de plus en plus harmonieux. »

Courtesy Zheng Bo & Leo Xu projects

ZHENG BO

Zheng Bo (b.1974, Beijing) grew up in China and studied in the United States. His work investigates the relationship between plants and the political history of modern China. “Weed Party” centres its narrative on weeds – wild plants growing where they are not wanted and in competition with cultivated plants – to probe their histories, visual representation and significance in China’s modernization and their relationship with the growth and transformation of the country.⠀
“Homo sapiens may finally come to respect the vanguardism of weeds, which have always tried to pull us into a rewilded future.”

Zheng Bo (né en 1974 à Pékin) a grandi en Chine et a étudié aux États-Unis. Son travail explore la relation entre les plantes et l’histoire politique de la Chine moderne. Les mauvaises herbes – plantes sauvages poussant dans des lieux où elles ne sont pas désirées et en concurrence avec les plantes cultivées – sont le sujet central de sa série « Weed Party », qui examine leur histoire, leur représentation visuelle et leur importance dans la modernisation de la Chine, ainsi que leur relation avec la croissance et la transformation du pays. ⠀
« L’Homo Sapiens peut enfin tendre au respect de l’aspect précurseur des mauvaises herbes, qui ont toujours essayé de nous entraîner vers un avenir à la nature ressuscitée. »

Copyright : Ya-Chu Kang

YA-CHU KANG

Ya-Chu Kang is a Taipei based multidisciplinary artist whose practice explores textile cultural history and social behavioral appearance, questioning the relationship between human and natural, and sustainability issues. ⠀
In 2015, Ya-Chu Kang was invited by the Guandu International Outdoor Sculpture Festival – Taiwan’s first large-scale natural art event held in a nature conservation park. She presented her installation “Earthy Weaving Undertaking”, a giant loom used to weave natural fibers in traditional Chinese embroidery style. This work aims to probe the social and environmental issues raised by the fashion industry.

Basée à Taipei, Ya-Chu Kang est une artiste pluridisciplinaire dont la pratique explore l’histoire culturelle du textile et l’apparence comportementale en société. Son travail questionne la relation entre l’homme et la nature et évoque les problématiques de durabilité.⠀
En 2015, Ya-Chu Kang est invitée par le Guandu International Outdoor Sculpture Festival – le premier événement d’art naturel à grande échelle organisé dans un parc naturel à Taïwan. Elle y présente son installation “Earthy Weaving Undertaking”, un large métier à tisser utilisé pour le tissage de fibres naturelles dans un style de broderie traditionnelle chinoise. Cette oeuvre vise à soulever les problématiques sociales et environnementales causées par l’industrie de la mode.

Photo : Osamu Watanabe – Courtesy of Takashi Kuribayashi

TAKASHI KURIBAYASHI

Takashi Kuribayashi creates special installations that visualize things that cannot be seen in daily life, such as behind the ceiling, floor, or seabed, so that he can reveal this invisible world. In 2014, he created the installation « Wald aus wald » (forest from forest), a white forest made of handmade Japanese awagami paper for the Sapporo International Art Festival at the @sapporoartmuseum. Reminiscent of the vast expanses of Hokkaido — Japan’s northernmost island — the work provides an opportunity to reexamine the position of humans in relationship to their environment and reflect on the boundary between the natural and the artificial.

Takashi Kuribayashi réalise des installations uniques qui mettent en lumière des éléments que l’on ne peut voir dans la vie quotidienne, comme l’espace situé derrière le plafond, le sol ou les fonds marins, afin de révéler ce monde invisible. En 2014, il crée l’installation « Wald aus wald » (forêt de forêt), une forêt blanche en papier awagami japonais fait à la main, pour le Festival International d’Art de Sapporo au @sapporoartmuseum. Rappelant les vastes étendues d’Hokkaido – l’île la plus septentrionale du Japon – l’œuvre offre la possibilité de réexaminer la position de l’homme dans son environnement et de réfléchir sur la frontière entre le naturel et l’artificiel.