INTERVIEW – ELÉONORE HẢI VÂN TRAN, CAMILLE MINH-LAN GOUIN & MARGOT HUYNH MAI NGUYEN, CURATORS

by Lou Anmella-de Montalembert & Dorian Reunkrilerk //

(English version below) //

Du 26 février au 22 mars 2026, l’Espace Saint-Rémi à Bordeaux accueille Đoàn tụ, une exposition qui explore la mémoire des diasporas vietnamiennes à travers les créations de 25 artistes vietnamien·n⋆e⋆s⋆x et vietnamo-descendant⋆e⋆s⋆x : Mathias Bensimon, Kim Doan Quoc, Alix Douart Sinnouretty, Manon Ficuciello, Liên Hoàng-Xuân, Luléa Joachim-Tran, Quỳnh Lâm, France Lan Lê Vu, Gil Lekh*, Thiên Ngoc Ngô-Rioufol, Cát Nguyên, Flora Nguyen, Lê Hoàng Nguyên, Minh Hieu Ti Nguyen, Camille Nguyễn Vân Thanh, Matthias Pasquet, Pauline Payen, Prune Phi, Tom Sam, Régis Sénèque, Jade Hoa-Rose Tailhandier, Clément Thanh Danh Lê, Nicole Tran Ba Vang, Kianuë Tran Kiêu, Trúc Ahn

Rencontre avec son trio de commissaires : Eléonore Hải Vân Tran, Camille Minh-Lan Gouin et Margot Huynh Mai Nguyen. 

Camille Minh-Lan Gouin, Margot Huynh Mai Nguyen & Eléonore Hải Vân Tran

ACA project : Nous sommes à la fois très excités et émus par cette interview ; l’exposition Đoàn tụ résonne en partie avec nos histoires familiales et nos questionnements identitaires. Qu’en est-il pour vous ? Dans quelle mesure votre approche curatoriale pour cette exposition est-elle portée par vos histoires personnelles et vos émotions ? Comment trouve-t-on la bonne distance — d’ailleurs le faut-il ? 

Éléonore, Camille et Margot : Nous sommes toutes les trois issues de migrations vietnamiennes, bien que de générations et de vagues différentes. Comme les artistes exposé·es, chacune de nous a hérité de fragments : des photographies aux légendes énigmatiques, des gestes ou des mots vietnamiens intégrés à notre langue française maternelle ou des phrases un peu “choc” prononcées par nos grands-parents, relatives à un passé que nous imaginons tant bien que mal… Tout cela forme notre identité vietnamienne, une identité diluée, incomplète et souvent incomprise – aussi bien par nous que par d’autres, avec laquelle nous composons au quotidien. 

Lorsque le projet de l’exposition (initialement porté par Pierre-Antoine Irasque) nous a été confié par les artistes, la majorité d’entre elleux avait manifesté le désir de travailler avec des curatrices vietnamo-descendantes. Pour elleux, il était important que cette exposition soit pensée par des personnes qui partageaient leur histoire, qui pouvaient s’y projeter. De fait le travail de ces artistes nous touche particulièrement en ce qu’il vient (r)éveiller des souvenirs et sensations familières, renvoyant à notre propre vécu. Leurs œuvres matérialisent cette part de nous très abstraite, en elles on peut se projeter. Elles sont des matériaux concrets de mémoire, permettant de mieux penser, imaginer ou (ré)écrire nos récits familiaux. Nous ne pensons pas que l’émotion doive être absente de ce projet, à vrai dire il est bien possible qu’elle l’irrigue, d’une certaine manière (et comment aurions nous pu faire autrement ?). En tout cas, ce travail de curation autour de la Vietnamité, du groupe et de la transmission de mémoire aura généré des questions au sein de nos propres cercles intimes et familiaux. 

Bien sûr, il reste une part de travail très prosaïque relative à la logistique de l’exposition, mais le fait est qu’elle demeure portée par un collectif (Orange Sanguine) et par un système d’entraide diasporique très fort. On se sent très reconnaissantes de pouvoir compter sur tout un réseau partagé aussi généreusement et sans limites. On a placé cette exposition sous le signe de la réunion, “Đoàn tụ” en vietnamien, en voulant créer un lieu où des récits d’inconnus liés par l’Histoire entrent en écho, formant la fresque la plus large possible d’un Vietnam hors frontière. En ligne, de tels lieux de réunions existaient déjà, comme le groupe de discussion Vietnamités sur instagram dans lequel la communauté discute, partage et soutient amplement les projets divers et variés de ses pairs. Le groupe existe dans l’espace numérique, il est large et continue de s’élargir. Grâce à ces endroits de rencontres numériques, une familiarité s’installe, bien souvent on ne s’est jamais vus et pourtant on a l’impression de tous se connaître. C’est dans ces lieux que se forment les projets concrets : festivals, tournages, tables-rondes, concerts, projets artistiques, livres… et expositions. C’est la force des jeunes générations vietnamiennes qui porte, avec nous, ce projet en le soutenant et en le diffusant le plus amplement possible. Le partenariat que l’on fait avec ACA project en témoigne aussi. C’est une question importante, ce réseau que l’on tisse et qui finit par prendre une telle ampleur qu’il lui faut au moins l’espace d’une église pour s’exprimer. La question de la place est importante. En émergeant des confins de nos groupes privés sur internet, ce genre de projet permet à notre diaspora de prendre une place physique, réelle dans la société. Un acte politique selon la chercheuse Khatharya Um (Université de Berkeley) pour qui réclamer l’histoire familiale diasporique équivaut à réclamer une place visible dans la société. C’est un élan qui contrecarre ainsi les appellations et désignations de “minorité modèle” ou “effacées”, posées sur les diasporas vietnamiennes – et plus largement, asiatiques – par des entités extérieures. 

Đoàn tụ « Se réunir après une séparation ». Vous avez choisi la notion de réunion familiale comme fil conducteur de l’exposition. Comment cette notion est-elle venue à vous ? Que traduit-elle pour vous ?

Nous nous sommes réunies pour réfléchir à un titre d’exposition, après plusieurs semaines à collecter des idées autour des astres, des contes ou croyances vietnamiennes et des écrits de Trinh T. Minh Ha. Nous avions envie de produire un titre bilingue, représentant à la fois la culture vietnamienne et française des artistes présenté·e·s. L’idée de réunification nous est venue subitement, alors que notre échange était interrompu par l’apparition soudaine d’une amie de l’une d’entre nous, perdue de vue depuis plusieurs années. 

Les effusions, la joie nous inspirèrent ce titre Đoàn tụ que l’on peut traduire comme le moment de réunification de membres éloignés, séparés d’une même famille. Le sous-titre français Les eaux d’où l’on vient évoque ce mouvement de marée qui tantôt emporte, tantôt ramène souvenirs et objets sur le rivage. Il rappelle aussi les différentes strates qui composent la diaspora vietnamienne en France. Une communauté très hétéroclite, faite de vagues de migrations multiples, depuis les tirailleurs et travailleurs indochinois aux migrant·es économiques de ces dernières années. 

Et comment cette notion s’est-elle manifestée, concrètement, dans la mise en place et l’organisation de l’exposition ? 

Dû aux caractéristiques du lieu – une église désacralisée, transformée en espace d’art contemporain dans les années 2000 – il a été compliqué de penser des espaces fermés, thématiques. L’idée était plutôt de penser les œuvres dans leur plasticité et dans ce qu’elles contenaient de mémoire (aussi bien individuelle que collective). Plutôt que de penser des espaces dévolus à l’Indochine, aux boat-people, à la mémoire de guerre puis à la mémoire familiale, les œuvres ont été disséminées dans l’espace comme des artefacts, des objets-témoins d’une histoire vaste et mouvante du Vietnam. C’est ainsi que Đoàn tụ en tant que notion fonctionne : on réunit des individualités, on fait groupe pour partager ensemble, en même temps et en un lieu commun. Les œuvres sont des voix chantant à l’unisson des histoires et des mémoires diverses que chacun·e est libre d’explorer au gré de sa visite.

Margot Huynh Mai Nguyen, Flora Nguyễn & Eléonore Hải Vân Tran

Đoàn tụ regroupe un grand nombre d’artistes — 25. Comment s’est fait la sélection des artistes et de leurs œuvres ? 

Les vingt-cinq artistes présenté·es ont été rassemblé·es par Pierre-Antoine Irasque, dans un premier projet d’exposition. C’est à partir de ce corpus d’artistes que nous avons travaillé. En réfléchissant à ce qui reliait ces différent·es artistes – au-delà de leurs origines vietnamiennes –  des thématiques se sont dessinées : les paysages mémoires, travaillés par Régis Sénèque et Flora Nguyen, par exemple, témoignent d’interrogations sur la domination française puis américaine sur les corps et les territoires vietnamien·ne·s. Qu’est ce qui impacte le paysage ? Quelles traces demeurent de ces violences ? Kim Doan Quoc aborde des questions similaires en sondant le sol, creusant la terre vietnamienne là où a été déversé l’agent orange. De même l’assimilation que fait Quynh Lam du motif de l’hélicoptère au tapis de fleurs pourrissantes rappelle les effets dévastateurs de la guerre du Vietnam sur l’écosystème vietnamien. La sélection des œuvres s’est faite de manière particulière : chacun·e était libre de choisir ce qu’iel souhaitait présenter (nous avons été parfois sollicitées par les artistes pour trancher entre deux objets mais d’une manière générale le choix a été fait par les artistes elleux-mêmes). Il est donc assez intéressant de constater que les œuvres entraient en résonance les unes avec les autres sans choix curatorial préalable. Des motifs similaires comme la feuille de riz, la carte postale ou la photographie d’archive ont rendu ce corpus très cohérent tout en présentant des modes de faire et de percevoir très différents. 

S’agit-il également de comprendre ce mot « réunion » comme un espace de réparation ? Un espace où l’histoire, l’héritage, la mémoire et l’intime devient objet d’attention et de soin ?

Présenter ces œuvres au public c’est soumettre à d’autres regards que les nôtres des blessures parfois encore béantes. Disons qu’en retraçant des trajectoires familiales, en collectant des morceaux d’histoires familiales mais aussi collectives (des histoires vietnamiennes et du Vietnam, en somme), les artistes opèrent un acte de suture. Comme plusieurs navettes sur un métier à tisser, iels tirent le fil d’une rive à l’autre, rapprochent les espaces creusés entre le Vietnam contemporain et ses diasporas, propices à la nostalgie et colmatent les trous des récits incomplets. Par ces gestes plastiques variés, iels œuvrent ensemble à un travail de soin et de reconnaissance de l’histoire complexe et multiple de leurs aïeux·lles. La question de la réparation est épineuse. On souhaiterait que ces œuvres puissent réparer des décennies de fractures propres à l’histoire contemporaine du Vietnam. Mais ces dernières sont extrêmement profondes et leur réparation complète dépend aussi d’autres modes d’appréhension, de compréhension et d’écriture de l’histoire. Pour que la réparation opère profondément, pour que la plaie cicatrise et laisse place à une peau neuve, exempte de rancoeurs et de traumatismes, il faudrait que tous les acteur·ices des guerres d’Indochine œuvrent à un travail de reconnaissance – historique et juridique – des événements qui ont marqué le Vietnam au cours du 20e siècle. Les œuvres ont un rôle à jouer dans ce processus. Elles matérialisent les souffrances, les traduisent et les rendent lisibles au plus grand nombre. Si elles ne font pas elles-mêmes réparation, elles opèrent en ce sens. Le travail des artistes est à considérer comme celui des chercheur·euses, des conteur·euses ou des lanceur·euses d’alertes, tout cela à la fois. Iels collectent les informations, soulignent les incohérences, décèlent les sens cachés des choses pour finalement rendre visible et tangible ce qui a sciemment été mis de côté. 

Y a-t-il des choses que cette exposition permet de dire pour la première fois, et d’autres qui restent volontairement tues ?

C’est une question intéressante à creuser, presque psychanalytique ! Il n’y a pas de choses que nous avons consciemment mises de côté ou non traitées dans le spectre de l’exposition, mais, ce qui est sûr, c’est qu’il y a des histoires et des destins qu’on voulait mettre en lumière. On peut penser au Camp d’accueil des Rapatrié·es Français d’Indochine (CAFI) de Sainte-Livrade-sur-Lot par exemple. Mais aussi aux congaïes, ces jeunes filles dont on hypersexualisait les corps pendant la colonisation, jusqu’à en faire des cartes postales érotiques, des biens de consommation. Ce sont des récits qui relèvent de l’intime, encore sensibles, parfois même douloureux. Cette intimité, il faut continuer à la préserver et donc accepter de poser parfois un voile dessus, tout du moins parvenir à dire sans trop montrer, sans trahir. Ce que font les artistes avec brio. Les non-dits vont de pair avec les histoires abîmées par la colonisation, la guerre et les exils. Ces non-dits nourrissent les univers des artistes héritier·e·s de ces histoires. Parcourir ensemble ces mémoires, c’est magique ! Il s’agit parfois de choses très violentes, mais nous tentons de les aborder avec douceur. 

Quant aux non-dits restants, les choses tues ou non sues, mais aussi les questions que nous n’avons pas posées – car nous en avons nécessairement – ça se manifeste dans l’exposition de manière fantomatique. Ça sera la tâche d’autres après nous que de les dire. 

L’exposition se déroule à l’Espace Saint-Rémi à Bordeaux. Comment résonne-t-elle avec l’histoire de la communauté vietnamienne de la ville et/ou de la région ? Comment avez-vous pensé cette inscription territoriale ?

L’exposition entretient de vrais liens avec la région. Le CAFI qui a une place particulière dans ce projet se trouve justement à deux heures environ de Bordeaux. Il y a aussi un passé colonial que l’on sent encore très fortement dans la ville : la rue de Sơn Tây fait éminemment référence à l’histoire de la conquête de l’Indochine par les Français. Donc oui, déployer cette exposition à cet endroit résonne à plusieurs égards avec l’histoire de la communauté vietnamienne (mais pas que !) locale. Cependant, cela ne se résume pas qu’aux pièces montrées dans l’exposition. On s’est mises en lien avec des associations locales liées à la communauté vietnamienne et on réfléchit à des dispositifs de médiation pour faire venir des publics de tout horizon pour partager, faire prendre conscience de ces récits. L’inscription sur le territoire se fait également de cette manière dans ce projet. 

Espace Saint-Rémi, Bordeaux

Pourquoi ‘Đoàn tụ’ vous semble-elle nécessaire maintenant — en 2026 — dans vos parcours respectifs, mais aussi dans le contexte artistique, politique et mémoriel actuel ?

À l’heure où le fascisme se répand dans le monde, créant des politiques de répression, d’arrestations, de guerres, de génocide et de maltraitance des migrant·es, il nous semble que le rôle de l’art est plus que jamais essentiel dans la société et que celui-ci doit être porté par des artistes aux histoires marginalisées, résonant bien souvent avec les douleurs du présent. Mais il nous semble aussi important de réaffirmer que nous ne pouvons envisager un futur qu’à travers une solidarité effective, respectueuse des vécus et des individualités de chacun·e. Ce sentiment d’urgence que l’on souhaite exprimer part du fait que nous nous sentons profondément traversé·e·s et concerné·e·s par les fractures du monde. La condition diasporique porte en elle la mémoire de l’exil, de la guerre et du déchirement. Rendre visible ces récits nous semble à la fois nécessaire et pertinent dans ce contexte et nous permet de nous inscrire dans une histoire plus large.

Les expositions et les artistes construisent des récits pour donner au monde un espace de respiration, de réflexion et, peut-être, de réparation. Purement pacifiste et nécessairement critique, cet espace est aussi là pour contrebalancer la violence de notre époque, pour proposer d’autres possibles et pour ouvrir la voie à de nouvelles réflexions et de nouvelles idées sur la vie en commun. En partageant nos trajectoires et nos parcours, les mémoires de nos exils et de ceux de nos parents et grand-parents, en les étudiants, en les racontant, en les représentant, nous espérons rétablir le lien qui nous unit à cette histoire plus large, en comprendre les fractures, les conflits, et désinvisibiliser du discours culturel et médiatique global ces parcours afin de transmettre des ressentis et des affects. Il s’agit de penser le futur comme un réseau de solidarités en acte, dans un monde qui nous connecte en permanence et ce, à différentes échelles. L’art a un rôle à jouer dans la sensibilisation et la diffusion des initiatives solidaires et de soutien. Il permet de nous repositionner, en empathie, en sensibilité et en proximité avec ce monde. 

Il nous semble également essentiel de proposer cette réflexion collective sur notre rapport à la vietnamité alors que la question écologique est criante et urgente, et en particulier en ce moment même au Vietnam –avec les 15 typhons qui l’ont dévasté en 2025, mettant en péril nos idées mêmes de futur. Cette urgence écologique est bien sûr à considérer dans sa perspective globale, et ne peut être dissociée du capitalisme de prédation mondial propre au moment que nous vivons. Nous ne pouvons pas faire l’économie du présent ou du passé, et cette tâche mémorielle qui est la nôtre doit s’inscrire en chorale avec d’autres récits qui lui font écho. Trouver notre place dans ces bouleversements actuels nous semble essentiel pour affirmer nos regards et nos vécus, et les partager avec le plus grand nombre. 

Đoàn tụ est aussi peut-être, de manière plus proche, la manifestation d’un positionnement important de notre communauté artistique par rapport à la présidentielle française de 2027, pour rappeler que nos voix franco-vietnamiennes, nos parcours comptent, et veulent s’ouvrir et se réunir avec d’autres engagements, d’autres sujets abordés dans la société – les luttes antiracistes et décoloniales par exemple, desquelles nous sommes solidaires et dans lesquelles nous nous retrouvons. La désassignation à être une minorité modèle, une position qui nous met en souffrance par le contrôle et l’isolation qu’elle produit est, par exemple, un axe fort de ce positionnement. 

Quel type de “réunion” espérez-vous que les visiteurs emportent avec elleux après la visite, même brièvement, même de manière fragile ?

Nous ne pouvons pas anticiper l’effet de cette exposition sur son public, ni même le décider ou le programmer à l’avance ! Mais si nous devions formuler des rêves de réunion, nous dirions quand même : réunion avec soi-même et son histoire, en premier lieu. Réunion avec d’autres communautés. Et continuer nos réunions festives, nos processus de reconnaissance, partout où nous en avons l’opportunité. Rassembler une scène sous le signe de la solidarité. 

Après Đoàn tụ, qu’est-ce qui ne sera plus tout à fait au même endroit en vous : sans doute dans votre manière de regarder vos histoires, de prochaines œuvres ou dans votre rôle de commissaires ?

Nous avons tout d’abord l’espoir que l’éthique de travail qui s’est développée à travers ce projet, une éthique de la covisibilité, de l’organisation collective, du respect et de l’entraide perdure après celui-ci. En effet, nous tenons à mettre l’accent sur le fait que Đoàn tụ a été portée en premier lieu par les artistes et leurs énergies. Ce sont elles et eux qui nous ont approchées pour reprendre le projet et travailler ensemble à sa concrétisation. Ce sont elles et eux qui nous ont soutenues logistiquement pour la réalisation et la production du projet –en particulier Matthias Pasquet et Gil Lekh* qui ont assuré la production de l’exposition. Nous espérons que ce type d’initiative permette de générer des formes plus horizontales et des dynamiques de travail plus respectueuses entre artistes et commissaires, dans un dialogue basé sur la synergie et la complémentarité des compétences, et non d’un point de vue surplombant ou directif.

L’Association Orange Sanguine qui a été fondée pour porter le projet est amenée à perdurer et à se développer dans le temps, et nous espérons vivement que le projet connaisse de nouvelles itérations spécifiques et continue à vivre. 

Nous espérons aussi pouvoir continuer à explorer cette scène culturelle dont l’exposition n’est qu’un fragment, à travers des formes de soutien et d’accompagnement à ces artistes qui sont au cœur de notre rôle de commissaire. Si l’on associe le commissariat à la création d’expositions collectives ou personnelles, les missions du commissaire vont bien au-delà. On se consacre également à aider les artistes dans le montage de leurs dossiers de financement et de résidence ou à leur fournir les textes dont iels ont besoin dans leur portfolio par exemple. En somme, nous continuerons à apporter du soin à ce groupe que le projet a fait naître. 

Que peut-on souhaiter à Đoàn tụ après son chapitre bordelais ?

On peut lui souhaiter d’autres chapitres, comme vous le dites si bien. Peut-être dans des lieux où la diaspora vietnamienne se concentre mais peut-être aussi (surtout ?) ailleurs. Après tout, si l’idée de cette exposition est de mieux représenter la diaspora vietnamienne en France, de créer des espaces où elle peut se réunir et partager ses propres bribes de récit, c’est aussi pour qu’elle prenne place dans l’espace public au sens le plus large du terme. Dans un moment où l’Histoire occidentale se révise et se fait plus frileuse encore à reconsidérer son passé colonial ou impérialiste, de tels récits doivent être présentés à tous les regards. Les plaies, les pertes et les douleurs évoquées sont toutes des conséquences de systèmes dominants défaillants, qui continuent pourtant à diriger le monde. Nous disions un peu avant que les œuvres ne pouvaient pas réparer mais peut-être peuvent-elles prévenir, mettre en garde et protester contre la continuité de ces violences écrasantes. En ce sens on pourrait souhaiter au projet de continuer à se développer en continuant à écrire une recherche à la fois plus précise et plus en lien avec d’autres histoires. La forme exposition n’est d’ailleurs pas exclusive à ce dessein : on pourrait imaginer un catalogue d’exposition par exemple, une forme éditoriale qui ancrerait davantage dans l’écrit notre démarche et aurait une plus grande longévité que l’exposition, éphémère par définition. 



From February 26 to March 22, 2026, the Espace Saint-Rémi in Bordeaux hosts ‘Đoàn tụ’, an exhibition that explores the memory of Vietnamese diasporas through the contemporary creations of 25 Vietnamese and Vietnamese-descendant artists: Mathias Bensimon, Kim Doan Quoc, Alix Douart Sinnouretty, Manon Ficuciello, Liên Hoàng-Xuân, Luléa Joachim-Tran, Quỳnh Lâm, France Lan Lê Vu, Gil Lekh*, Thiên Ngoc Ngô-Rioufol, Cát Nguyên, Flora Nguyen, Lê Hoàng Nguyên, Minh Hieu Ti Nguyen, Camille Nguyễn Vân Thanh, Matthias Pasquet, Pauline Payen, Prune Phi, Tom Sam, Régis Sénèque, Jade Hoa-Rose Tailhandier, Clément Thanh Danh Lê, Nicole Tran Ba Vang, Kianuë Tran Kiêu, Trúc Ahn.

We meet the curatorial trio: Eléonore Hải Vân Tran, Camille Minh-Lan Gouin and Margot Huynh Mai Nguyen.

ACA project: We are both very excited and emotional about this interview; the ‘Đoàn tụ’, exhibition resonates partly with our family histories and questions about identity. How about you? To what extent is your curatorial approach to this exhibition shaped by your individual stories and emotions? How do you find the appropriate distance—and is that even necessary? 

Eléonore, Camille & Margot: All three of us are descendants of Vietnamese migrants, although from different generations and waves. Like the artists in the exhibition, each of us has inherited fragments: photographs with enigmatic captions, Vietnamese gestures or words integrated into our native French language, or slightly “shocking” phrases uttered by our grandparents, relating to a past that we struggle to imagine… All of this shapes our Vietnamese identity, an identity that is diluted, incomplete, and often misunderstood—both by us and by others—and with which we deal with on a daily basis. 

When the artists entrusted us with the exhibition project (initially led by Pierre-Antoine Irasque), most of them expressed a desire to work with curators of Vietnamese descent. For them, it was important that this exhibition be conceived by people who shared their history and could relate to it. In fact, the work of these artists particularly affects us in that it awakens familiar memories and sensations, referring back to our own experiences. Their works materialize this very abstract part of ourselves; we can project ourselves into them. They are concrete materials of memory, allowing us to better think, imagine, or (re)write our family stories. We do not believe that emotion should be absent from this project; in fact, it is quite possible that it permeates it in a certain way (and how could we have done otherwise?). In any case, this curatorial work on Vietnamese identity, the group, and the transmission of memory has raised questions within our own intimate and family circles. 

Of course, there is still a lot of very prosaic work involved in the logistics of the exhibition, but the fact is that it is supported by a collective (Orange Sanguine) and a very strong diasporic mutual aid system. We are very grateful to be able to count on such a generously shared and unlimited network. We have placed this exhibition under the sign of reunion, “Đoàn tụ” in Vietnamese, with the aim of creating a place where the stories of strangers linked by History echo each other, forming the broadest possible fresco of a Vietnam beyond borders. Such meeting places already existed online, such as the Vietnamités discussion group on Instagram, where the community discusses, shares, and fully supports the diverse and varied projects of its peers. The group exists in the digital space, is large, and continues to grow. Thanks to these digital meeting places, a familiarity develops; often we have never seen each other, yet we feel like we all know each other. It is in these places that concrete projects are formed: festivals, film shoots, round tables, concerts, artistic projects, books… and exhibitions. It is the strength of the younger Vietnamese generations that drives this project forward with us, supporting it and spreading the word as widely as possible. 

Our partnership with ACA project is further proof of this. It is an important issue, this network that we are building and which is growing to such an extent that it needs at least the space of a church to express itself. The question of space is important. By emerging from the boundaries of our private groups on the internet, this kind of project allows our diaspora to take a physical, real place in society. This is a political act, according to researcher Khatharya Um (University of Berkeley), for whom reclaiming diasporic family history is equivalent to reclaiming a visible place in society. It is a movement that counters the labels and designations of “model minority” or “unobtrusive” applied to the Vietnamese—and more broadly, Asian—diasporas by outside entities. 

‘Đoàn tụ “Reuniting after separation.”’ You chose the concept of family reunion as the theme for the exhibition. How did this concept come to you? What does it mean to you?

We got together to think about a title for the exhibition, after several weeks of gathering ideas about the celestial bodies, Vietnamese tales and beliefs, and the writings of Trinh T. Minh Ha. We wanted to come up with a bilingual title that represented both the Vietnamese and French cultures of the artists featured. The idea of reunification came to us suddenly, when our discussion was interrupted by the sudden appearance of a friend of one of us, whom we had lost touch with several years ago. 

The effusive greetings and joy inspired us to choose the title ‘Đoàn tụ’, which can be translated as the moment of reunification of distant members of the same family who have been separated. The French subtitle ‘Les eaux d’où l’on vient’ (The waters from where we come) evokes the movement of the tide, which sometimes carries away and sometimes brings back memories and objects to the shore. It also recalls the different layers that make up the Vietnamese diaspora in France. A very diverse community, made up of multiple waves of migration, from Indochinese soldiers and workers to the economic migrants of recent years. 

And how did this concept manifest itself, in concrete terms, in the setting up and organization of the exhibition? 

Due to the characteristics of the venue—a deconsecrated church, transformed into a contemporary art space in the 2000s—it was difficult to consider closed, thematic spaces. The idea was rather to think about the works in terms of their plasticity and what they contained in terms of memory (both individual and collective). Rather than thinking about spaces devoted to Indochina, the boat people, the memory of war, and then family memory, the works were scattered throughout the space like artifacts, objects that bear witness to Vietnam’s vast and changing history. This is how ‘Đoàn tụ’ works as a concept: individuals come together to form a group, sharing together, at the same time and in a common place. The works are voices singing in unison the diverse stories and memories that each visitor is free to explore at their own pace.

Eléonore Hải Vân Tran, Camille Minh-Lan Gouin & Margot Huynh Mai Nguyen

‘Đoàn tụ’ brings together a large number of artists—25 in total. How were the artists and their works selected? 

The twenty-five artists featured were brought together by Pierre-Antoine Irasque in an initial exhibition project. We worked with this group of artists as our starting point. As we reflected on what connected these different artists—beyond their Vietnamese origins—certain themes emerged: the landscapes of memory, explored by Régis Sénèque and Flora Nguyen, for example, reflect questions about French and then American domination over Vietnamese bodies and territories. What impacts the landscape? What traces remain of this violence? Kim Doan Quoc addresses similar questions by probing the soil, digging into the Vietnamese earth where Agent Orange was dumped. Similarly, Quynh Lam’s assimilation of the helicopter motif into a carpet of rotting flowers recalls the devastating effects of the Vietnam War on the Vietnamese ecosystem. The selection of works was done in a particular way: everyone was free to choose what they wanted to show (sometimes artists asked us to decide between two objects, but generally the choice was made by the artists themselves). It is therefore quite interesting to note that the works resonated with each other without any prior curatorial selection. Similar motifs such as rice paper, postcards, and archival photographs made this body of work very coherent, while presenting very different ways of making and perceiving. 

Should we also understand the word “reunion” as a space for healing? A space where history, heritage, memory, and intimacy become the focus of attention and care?

Presenting these works to the public means exposing wounds that are sometimes still wide open to the gaze of others. Let’s say that by retracing family trajectories, by collecting pieces of family and collective histories (Vietnamese histories and histories of Vietnam, in short), the artists are performing an act of suturing. Like several shuttles on a loom, they pull the thread from one side to the other, bridging the gaps between contemporary Vietnam and its diasporas, which are conducive to nostalgia, and filling in the holes in incomplete narratives. Through these varied artistic gestures, they work together to care for and recognize the complex and multifaceted history of their ancestors. The question of reparation is a thorny one. We would like these works to repair decades of fractures specific to Vietnam’s contemporary history. But these fractures are extremely deep, and their complete repair also depends on other ways of apprehending, understanding, and writing history. For healing to be truly effective, for the wound to heal and give way to new skin, free from resentment and trauma, all those involved in the Indochina wars must work towards historical and legal recognition of the events that marked Vietnam during the 20th century. Artworks have a role to play in this process. They give tangible form to suffering, translating it and making it accessible to the widest possible audience. While they cannot themselves bring about healing, they work towards this goal. The work of artists should be considered as that of researchers, storytellers, and whistleblowers, all at once. They collect information, highlight inconsistencies, uncover hidden meanings, and ultimately make visible and tangible what has been deliberately set aside. 

Are there things that this exhibition allows us to say for the first time, and others that remain deliberately unspoken?

That’s an interesting question to explore, almost psychoanalytical! There are no things that we have consciously left out or not addressed in the scope of the exhibition, but what is certain is that there are stories and destinies that we wanted to highlight. One example is the Reception Camp for French Repatriates from Indochina (CAFI) in Sainte-Livrade-sur-Lot. But also the congaïes, young girls whose bodies were hypersexualized during colonization, to the point of being turned into erotic postcards and consumer goods. These are intimate stories that are still sensitive, sometimes even painful. This intimacy must continue to be preserved, which means sometimes accepting to draw a veil over it, or at least managing to talk about it without revealing too much, without betraying anyone. This is something artists do brilliantly. The unsaid goes hand in hand with stories damaged by colonization, war, and exile. These unsaid things feed the worlds of the artists who have inherited these stories. Exploring these memories together is magical! Sometimes they are very violent, but we try to approach them gently. As for the remaining unspoken words, the things left unsaid or unknown, but also the questions we haven’t asked—because we inevitably have them—these are manifested in the exhibition in a ghostly way. It will be the task of others after us to speak them. 

The exhibition is held at the Espace Saint-Rémi in Bordeaux. How does it resonate with the history of the Vietnamese community in the city and/or region? How did you approach this territorial integration?

The exhibition is closely linked to the region. CAFI, which plays a special role in this project, is located just two hours from Bordeaux. There is also a colonial past that is still very much felt in the city: Rue de Sơn Tây (Sơn Tây street) is a clear reference to the history of the French conquest of Indochina. So yes, holding this exhibition in this location resonates in many ways with the history of the local Vietnamese community (but not only that!). However, it is not limited to the pieces shown in the exhibition. We have been in contact with local associations linked to the Vietnamese community and are considering mediation activities to attract audiences from all backgrounds to share and raise awareness of these stories. This project also involves engaging with the local community in this way. 

Why do you think ‘Đoàn tụ’ is necessary now—in 2026—in your respective careers, but also in the current artistic, political, and memorial context?

At a time when fascism is spreading throughout the world, creating policies of repression, arrests, wars, genocide, and mistreatment of migrants, it seems to us that the role of art is more essential than ever in society and that it must be carried out by artists with marginalized histories, often resonating with the pains of the present. But we also feel it is important to reaffirm that we can only envision a future through effective solidarity that respects each person’s experiences and individuality. The sense of urgency we wish to express stems from the fact that we feel deeply affected and concerned by the fractures in the world. The diasporic condition carries with it the memory of exile, war, and heartbreak. Making these stories visible seems both necessary and relevant in this context, allowing us to become part of a larger history.

Exhibitions and artists construct narratives to give the world a space to breathe, reflect, and perhaps heal. Purely pacifist and necessarily critical, this space also serves to counterbalance the violence of our times, to propose other possibilities, and to pave the way for new reflections and ideas about living together. By sharing our trajectories and journeys, the memories of our exiles and those of our parents and grandparents, by studying them, recounting them, and representing them, we hope to reestablish the link that unites us to this broader history, to understand its fractures and conflicts, and to make these journeys visible in global cultural and media discourse in order to convey feelings and emotions. It is about thinking of the future as a network of solidarity in action, in a world that connects us constantly and on different scales. Art has a role to play in raising awareness and disseminating solidarity and support initiatives. It allows us to reposition ourselves, with empathy, sensitivity, and closeness to this world. 

We also believe it is essential to propose this collective reflection on our relationship with Vietnamese identity at a time when the ecological issue is pressing and urgent, particularly in Vietnam right now, with the 15 typhoons that devastated the country in 2025, jeopardizing our very ideas of the future. This ecological emergency must, of course, be considered from a global perspective and cannot be dissociated from the predatory global capitalism that characterizes the times we live in. We cannot ignore the present or the past, and our task of remembrance must be carried out in unison with other narratives that echo it. We believe it is essential to find our place in these current upheavals in order to assert our perspectives and experiences and share them with as many people as possible. 

‘Đoàn tụ’ is also, perhaps more immediately, an expression of our artistic community’s important position on the 2027 French presidential election, reminding us that our Franco-Vietnamese voices and our experiences matter, and that we want to open up and join forces with other causes and issues in society—such as anti-racism and decolonial struggles, for example, with which we stand in solidarity and identify. The rejection of being a model minority, a position that causes us suffering through the control and isolation it produces, is, for example, a key aspect of this stance. 

Image featuring a photograph by Matthias Pasquet

What kind of “reunion” do you hope visitors will take away with them after their visit, even if only briefly, even if only in a fragile way?

We cannot anticipate the effect this exhibition will have on its audience, nor can we decide or plan it in advance! But if we had to dream up some encounters, we would say: encounters with oneself and one’s history, first and foremost. Encounters with other communities. And continuing our festive gatherings, our processes of recognition, wherever we have the opportunity. Bringing people together in a spirit of solidarity. 

After ‘Đoàn tụ’, what will no longer be quite the same within you: undoubtedly in the way you view your stories, future works, or in your role as curators?

First of all, we hope that the work ethic that has developed through this project, an ethic of co-visibility, collective organization, respect, and mutual aid, will continue afterwards. Indeed, we would like to emphasize that ‘Đoàn tụ’ was primarily driven by the artists and their energy. They were the ones who approached us to take on the project and work together to bring it to fruition. They were the ones who supported us logistically in the realization and production of the project—in particular Matthias Pasquet and Gil Lekh*, who oversaw the production of the exhibition. We hope that this type of initiative will lead to more horizontal forms and more respectful working dynamics between artists and curators, in a dialogue based on synergy and complementary skills, rather than from a position of authority or direction. 

The Orange Sanguine Association, which was founded to support the project, will continue to exist and develop over time, and we sincerely hope that the project will see new specific iterations and continue to thrive. 

We also hope to continue exploring this cultural scene, of which the exhibition is only a fragment, through forms of support and assistance for these artists, which are at the heart of our role as curators. While curating is often associated with the creation of group or solo exhibitions, the curator’s mission goes far beyond that. We are also dedicated to helping artists put together their funding and residency applications or providing them with the texts they need for their portfolios, for example. In short, we will continue to nurture this group that the project has brought into being.

What can we wish for ‘Đoàn tụ’ after the Bordeaux chapter?

We can wish for more chapters, as you so rightly say. Perhaps in places where the Vietnamese diaspora is concentrated, but perhaps also (especially?) elsewhere. After all, if the idea behind this exhibition is to better represent the Vietnamese diaspora in France, to create spaces where it can come together and share its own fragments of history, it is also for it to take its place in the public sphere in the broadest sense of the term. At a time when Western history is being revised and is becoming even more reluctant to reconsider its colonial or imperialist past, such stories must be presented for all to see. The wounds, losses, and pain evoked are all consequences of failing dominant systems, which nevertheless continue to rule the world. We said earlier that works of art cannot repair the damage, but perhaps they can prevent, warn and protest against the continuation of this crushing violence. In this sense, we would hope that the project will continue to develop by writing research that is both more precise and more connected to other stories. The exhibition format is not exclusive to this purpose: we could imagine an exhibition catalog, for example, an editorial format that would anchor our approach more firmly in writing and have greater longevity than the exhibition, which is ephemeral by nature.


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